Manuel derrière KiKo

À propos

KiKo dans son atelier.

Manuel Fernandez, alias KiKo, est un artiste français né en 1985 à Martigues, dans cette commune proche de Marseille surnommée la « Venise Provençale » qui lui inspire ses couleurs méditerranéennes et plus particulièrement cet orange brulant qui inonde nombre de ses œuvres.

KiKo a le goût du dessin et de la peinture depuis toujours. Enfant, il dessine comme il respire. D’un seul trait affirmé, il crayonne les émotions qu’ils n’expriment pas avec des mots. Il est incontestablement doué en dessin et pour ses professeurs, la voie est toute tracée. Mais l’art n’est pas forcément un sujet dans cette famille de marins qui a d’abord la passion de la mer et de la pêche. KiKo rejoint donc le thonier familial, laissant ses toiles pour des filets de pêche ; on ne quitte pas le navire comme ça !

De cette vie rude de marins où la mer vous rappelle sans cesse à l’ordre, KiKo se construit un univers imaginaire où l’enfance qui y suspend son vol lui inspirera toute son œuvre. Il ne cessera jamais de dessiner l’enfance.

En 2017, quand il décide de se consacrer entièrement à sa passion pour l’art, il choisit symboliquement « KiKo », son surnom d’enfant, comme nom d’artiste.

Digne héritier des artistes du Pop/Street Art, c’est pourtant Amedeo Modigliani et sa capacité de faire ressentir l’âme derrière le modèle qui bouleverse KiKo. Non sans surprise, l’artiste est fasciné par les enfants de Modigliani ; grandis avant l’âge, repliés sur leur monde intérieur et ses secrets, ils fuient une réalité trop lourde encore pour leurs épaules.

 

Port-Vendres ou l’enfance de KiKo.

Une analogie évidente avec les toiles de KiKo aux « enfants-logos » qui nous interrogent sur notre société de consommation et ses enfants qui projetteront dans l’âge adulte la mélancolie de l’enfance volée.

Depuis 2017, les Enfants de KiKo sont devenus des grands voyageurs ; de Shanghai à Miami, en passant par l’Europe, ils sont présents chez des collectionneurs, des influenceurs mais aussi dans de nombreuses galeries d’art. Ils font l’objet chaque année d’expositions dans des salons d‘art contemporain en France et en Europe.

Se glisser dans l’intimité de KiKo et percer les secrets de sa création

L’atelier

Si KiKo fait preuve d’une inspiration inépuisable et d’un talent d’ores et déjà reconnu, sa technique très personnelle achève de signer un ADN artistique reconnaissable au premier coup d’œil.

Une signature artistique à l’encre de Chine
KiKo commence par une esquisse au fusain, à main levée sur la toile. Il dessine vite, les traits sont énergiques, fulgurants comme si l’artiste était animé par une force invisible guidant son geste. Dans l’urgence de la création, il se nourrit de cette adrénaline propre au graffeur face à un mur interdit. Toute la complexité réside à conserver la simplicité et la pureté d’un dessin d’enfant.
Suite alors un travail d’encres de Chine multicolores appliquées à coups de pinceau secs et rapides ; elles emplissent l’esquisse au fusain et animent la toile.

KiKo fait partie des très rares artistes à maitriser les encres de Chines sur toiles et dans de grands formats. Il en fait sa signature et donnent aux encres un souffle très contemporain.

KiKo finit ses toiles par une couche de résine qu’il fait couler uniformément.
Si la résine permet de donner de la puissance aux encres de Chine et d’apporter à ses toiles leur ultra-brillance caractéristique, KiKo nous rappelle aussi que l’essentiel se trouve toujours sous le vernis de l’apparence : « L’important, c’est l’enfant ! ».

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